Littératures de l’Imaginaire et Théorie de la Fiction
Le séminaire Littératures de l’Imaginaire et Théorie de la Fiction reprend ses activités et vous invite à sa séance du 22 janvier à 17h à Paris Cité – Halle aux Farines, salle 122C, où nous écouterons Maiwenn-Iman Le Garff (Université Paris Nanterre) sur une communication intitulée “Créer, revitaliser, perpétuer le monde : Ursula K. Le Guin, du mythe prélittéraire aux littératures de l’imaginaire.” Un pot de l’amitié accueillera les participant.es à l’issue de la séance, mais si vous habitez loin, sachez que le séminaire peut également être suivi en ligne au moyen du lien permanent suivant :
https://univ-artois-fr.zoom.us/j/95936252479?pwd=Ye0vLeDg1tVBMy29mRH92ECVmvLhtW.1
Créer, revitaliser, perpétuer le monde : Ursula K. Le Guin, du mythe prélittéraire aux littératures de l’imaginaire L’œuvre d’Ursula K. Le Guin — figure majeure de la SFF américaine et éminente créatrice de mondes de fiction — est indissociable de la discipline anthropologique. Si le contexte familial de l’autrice a à ce titre souvent été relevé, la dimension anthropologique de son œuvre a parfois été réduite à un simple apport esthétique ou à un élément narratif parmi d’autres. Il semble au contraire que l’anthropologie est au cœur de la démarche d’écriture de l’autrice, aussi bien dans sa poétique et ses thématiques que dans sa structure. Il s’agira ici de voir comment Le Guin s’empare de données ethnographiques afin de retracer les effets et fonctions d’un mode narratif pré-littéraire — le mythe, en particulier dans les cultures autochtones d’Amérique du Nord — et de les adapter au contexte littéraire de la SFF.
Maïwenn-Iman Le Garff est doctorante au CREA à l’Université Paris Nanterre. Sous la direction de Benoît Tadié, elle prépare une thèse intitulée « ‘How shall a human being live well, then?” Perspectives anthropologiques du faire-monde dans l’œuvre d’Ursula K. Le Guin. » Elle a déjà présenté plusieurs communications sur cette autrice, notamment « Houses, Hinges and Harmony in Ursula K. Le Guin’s Always Coming Home » (Colloque The American House (Université de Bretagne Occidentale, avril 2025), « From Starjumping to Churten: Towards an Abolition of Transition in Ursula K. Le Guin’s Hainish Cycle » (Congrès Transitions de la SAES (atelier LIMISA), juin 2025) et « Le nom, l’innommable, l’indicible : Pouvoirs du langage dans le cycle de Earthsea d’Ursula K. Le Guin » (Colloque international Nommer, Dénommer, Renommer : le pouvoir du nom dans les cultures et littératures anglophones (Université Lyon 3), octobre 2025).